Difficultés scolaires: osons la méditation !

Éducation : dépoussiérons nos écoles en osant la méditation en classe


 

Mauvais résultats scolaires, anxiété ou exclusions, et si la solution pour être concentré en cours se trouvait dans la méditation. Cette pratique a fait ses preuves aux États-Unis, mais la France continue d’avoir peur. Héloïse Pierre, étudiante en master co-fondatrice du collectif Seum’eurs d’Avenir, est convaincue par les bienfaits de cette discipline.

 

Fermez les yeux, juste deux minutes. Ecoutez votre respiration. Essayez de sentir l’air entrer et sortir de vos narines. Respirez. Concentrez-vous sur votre respiration. Maintenant ouvrez les yeux. Deux minutes par jour, ces exercices peuvent avoir un vrai impact sur l’environnement scolaire de nos enfants.

 

Mauvais résultats scolaires, frustrations, exclusions, délinquances… tant de maux attribués à l’école et si peu de réponses apportées pour y remédier. Depuis la mise en place du collège unique en 1975, l’école n’évolue guère : un tableau et un prof omniscient en face d’élèves passifs.

 

Alors que notre monde bouge à mille à l’heure, il s’agit surtout de ne pas trop perturber notre vieille école poussiéreuse. Nous adoptons les mêmes méthodes depuis 1884, en espérant que ça collera toujours.

 

Les employés de Google s’inspirent de Boudha

 

Pendant ce temps, dans le reste du monde, on cherche et on expérimente de nouvelles méthodes adaptées au contexte scolaire actuel. En effet, le savoir est partout en libre-service, une recherche Google et c’est dans la poche.

 

La question n’est plus vraiment de capitaliser des connaissances, mais plutôt de réussir à s’en servir, de pouvoir faire le tri, et d’arriver à se concentrer face à la masse d’information que l’on reçoit en permanence.

 

Ainsi, parmi ces nouvelles méthodes, une attire particulièrement l’attention, la méditation de pleine conscience. Technique inspirée de l’enseignement de Bouddha et laïcisée par Jon Kabat-Zinn, elle se répand à une vitesse incroyable dans la sphère privée.

 

De grandes entreprises comme Google mettent à disposition de leurs employés des séances de pleine conscience afin d’installer une meilleure ambiance de travail. De plus, la méditation aide à se concentrer et à développer son attention, le but étant d’être « présent-présent » dans ce que l’on fait.

Aux États-Unis, ça fonctionne

 

Mais la vague de méditation ne s’arrête pas là et touche jusqu’à l’école américaine, anglaise, suédoise… Avant chaque cours, les professeurs proposent des temps de cinq minutes où toute la classe reste en silence, les yeux fermés et travaille sur un exercice de respiration ou de concentration.

 

Les premières expérimentations sont faites dans des quartiers très sensibles aux États-Unis où la violence à l’école est un lieu commun. Au bout d’un an, les études révèlent une diminution des infractions scolaires, une baisse des comportements agressifs et de meilleurs résultats [1].

 

Aujourd’hui, la méditation est utilisée dans de nombreuses écoles, cela permet une meilleure ambiance dans l’établissement, et apaise les élèves ce qui leur permet d’être plus attentif en classe et donc de mieux réussir.

En France, le mot « méditation » fait peur

 

Cette technique « nouvelle », vieille de 2400 ans, peut faire peur à notre vénérable institution. Sa connotation religieuse est, elle aussi, un réel frein à son application dans l’école laïque.

 

Plusieurs expérimentations, menées en France, ont rapidement été arrêtées. Ces enseignants parlent d’incompréhension de la part de l’administration, des collègues, des parents. Oui le mot « méditation » fait peur et pourtant, nous sommes prêts à pratiquer la méditation dans notre sphère privée, l’explosion de la demande de livres et de cours de méditation en est une belle illustration. Alors pourquoi ne pas encourager l’école à s’en inspirer ? [2]

 

Adapter l’école aux changements sociétaux du XXIe siècle, ce n’est pas forcément offrir des tablettes à chacun. L’école doit donner aux enfants les clés pour appréhender le futur.

 

Méditer, c’est renouer avec son moi, c’est se comprendre, se poser, apprendre à être là… Avec un esprit plus calme et attentif, l’enfant pourra apprendre pleinement et vivre dans un environnement plus sain. Sans aucun doute, à notre tour, il est grand temps de véritablement expérimenter la méditation à l’école.

 

 

 Voir l’étude de Schonert-Reichl & Lawlor, 2010.

 Pour plus d’informations sur les expérimentations faites en France :

http://agepsraymondbarbry.wordpress.com/pleine-conscience/

http://www.coinprof.net/wp-perso

Enfant hyperactif: apports de la méditation

On estime entre 5 à 20 % les enfants qui seraient hyperactifs et manifesteraient un manque d’attention. Cette condition, qui concerne majoritairement les garçons, se répercute sur le comportement à la maison et sur la réussite scolaire. Une approche incluant des modifications dans le comportement des parents, des changements dans l’alimentation, une bonne stimulation physique et la méditation serait efficace pour permettre à l’enfant de s’épanouir.

Hyperactivité de l’enfant: Une condition qui peut s’avérer vite handicapante

Par nature, les enfants sont actifs et ils aiment jouer et explorer leur environnement. Cependant, lorsqu’un enfant est continuellement incapable de tenir en place, d’aller au bout d’une activité (scolaire ou ludique), ou d’écouter lorsque l’on s’adresse à lui, cela risque d’entraver sa socialisation et son apprentissage. De plus, les parents et les instituteurs développent souvent un sentiment de frustration face à ces enfants qu’ils n’arrivent pas à canaliser. Souvent, aux États-Unis, et parfois en France, c’est la solution médicamenteuse qui est retenue. Or, comme nous l’apprend Thomas Armstrong, auteur du Radiant Child, brider chimiquement un enfant, sans tenir compte des facteurs qui peuvent l’aider à mieux s’intégrer dans la société, n’est pas une solution.

Le rôle des parents

Si certains facteurs génétiques prédisposent l’enfant à l’impulsivité, à l’hyperactivité et au manque d’attention, l’environnement psychosocial influe également sur l’apparition ou non de ce trouble du comportement (1). Des parents faisant face à beaucoup de stress risquent de favoriser l’apparition de ce trouble chez leur enfant. Les parents qui pratiquent la méditation, ou qui au moins, apprennent à mieux gérer leur stress, vont offrir un environnement émotionnel favorable au bon développement de leurs enfants. Mais parfois, cela ne suffit pas.

L’importance d’encourager l’enfant

L’enfant a besoin d’être encouragé et épaulé. Un enfant hyperactif, souvent en situation d’échec scolaire, risque de développer un manque d’estime et un retrait sur soi. Cela a été associé, à l’âge adulte, à un comportement asocial, voire agressif (2). Il est donc important de souvent encourager et soutenir les efforts de l’enfant. Une étude publiée dans les Archives of Psychiatry révèle que, si les parents ont toujours une approche autoritaire et qu’ils montrent peu d’affection, l’enfant a six fois plus de chance de développer un problème de comportement.

Moins de sucre dans son alimentation

L’alimentation semble également être liée à la prévalence de ce problème. Dans son livre sur l’hyperactivité des enfants (3), le pédiatre Benjamin Feingold explique comment le sucre raffiné contribue à cette condition. De plus, une étude conduite par Robert Thiel, Ph.D., révèle qu’un enfant hyperactif sur deux bénéficie d’une amélioration de son comportement, grâce à une simple prise de calcium en complément alimentaire (4).

Le toucher et le mouvement restent indispensables

Les enfants ont besoin de contacts et de mouvement pour leur bon développement neurologique et affectif. En effet, une immobilisation passagère, comme celle observée chez les enfants souffrant d’une fracture, amène ces derniers à être plus irritables. De plus, le mouvement de balancier que l’on observe chez certains enfants dans les foyers semble résulter d’un manque de contacts et de mouvement.

Dans son livre, The Brain : The Last Frontier (Warner Books), R. Restak note que le fait de porter un enfant ou la proximité physique affecte le développement mental et social de l’enfant ainsi que son comportement. Tous les mouvements, même passifs, comme être bercé, entraînent des stimulations dirigées vers le cervelet.

Cette stimulation permet le bon développement du système nerveux de l’enfant et va aider à diminuer l’hyperactivité et le manque d’attention. Il faut donc donner de l’espace à un enfant hyperactif et lui permettre de régulièrement dissiper le trop-plein d’énergie à travers le jeu et le mouvement. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’on demande aux enfants de rester immobile pendant plusieurs heures sur une chaise d’école. Heureusement, le système scolaire commence à évoluer et prend en compte le besoin de mouvement que tous les enfants ont, qu’ils soient hyperactifs ou pas.

Note: les soins chiropratiques peuvent aider à diminuer l’hyperactivité en agissant sur la bonne stimulation du système nerveux. Une étude comportant un groupe de contrôle a évalué les effets des soins chiropratiques chez les enfants souffrant d’hyperactivité et de manque d’attention (Attention Deficit Hyperactivity Disorder) et a révélé une amélioration significative chez 57 % d’entre eux (5).

Initier son enfant à la méditation

Enfin, la pratique de la méditation peut aussi offrir une précieuse aide. Elle permet à l’enfant d’apprendre à canaliser son attention. Une étude (6) ayant porté sur des enfants diagnostiqués avec un trouble de l’attention et de l’hyperactivité a suivi plusieurs familles pendant 6 semaines. Durant cette période, les parents et l’enfant ont fait deux séances de méditations guidées par semaine en addition à des séances à la maison. Après les systèmes les parents ont noté que leurs enfants manifestaient une meilleure estime de soi et que la relation parents-enfants s’est améliorée. Les enfants ont noté mieux dormir, moins d’anxiété, et une meilleure capacité de se concentrer à l’école et moins de conflits. Les parents ont noté se sentir plus heureux, moins stressés, et mieux capable de gérer le comportement de leur enfant.

enfant méditation

Les enfants prennent rapidement plaisir à méditer.

À une époque où l’on semble toujours manquer de temps, surtout lorsque l’on a des enfants en bas âges, prendre le temps d’initier toute la famille à la méditation peut paraître inaccessible. Pourtant, les bienfaits seront considérables et méritent largement d’investir 10 à 15 minutes par jour à la méditation. Un enfant peut commencer à méditer (pas nécessairement assis immobile) à partir de 5 ans.

Les apports de la méditation de Pleine Conscience

Le stress est le mal qui nous ronge au quotidien

 

détruisant à la fois notre santé physique et psychique. En médecine générale le stress est présent dans 75% des cas.

La porte d’entrée principale de la méditation de pleine conscience est l’apaisement du stress. C’est cette préoccupation autour du stress régnant dans les équipes hospitalières qui a donné à Jon kabat Zinn, cette idée de génie de proposer une forme épurée de méditation au personnel soignant. C’est pour lutter contre le stress qu’il a crée son protocole de Mindfulness MBSR (Méditation de réduction de stress) qui est aujourd’hui le plus répandu et le plus étudié.

 

L’apport des travaux de Zindel Segall en adaptant le protocole de méditation pour la réduction du stress de Kabat Zin, ce psychiatre canadien a complété la pratique par des techniques issues des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Son projet : étudier les effets de la méditation sur la prévention de la rechute dépressive. La rechute dépressive est un problème de santé publique. Les chiffres sont alarmants : après un premier épisode dépressif, la probabilité de  faire un autre épisode est de 50%, 60% après deux épisodes, 80% après le 3ème et 90% après le 4ème.

Avec son programme MBCT (Méditation basée sur la thérapie cognitive) Zindel Segal très suivi par le monde de la recherche médicale a pu démontrer l’apport spectaculaire de la méditation de pleine conscience dans la prévention des rechutes.

 

La méditation agit sur ces symptômes de façon significative et durable à long terme si la pratique est régulière et maintenue, bien entendu.

Apaiser le mental, réguler ses émotions, clarifier les processus de choix et de décision, libérer l’esprit, élever le niveau de ressources disponibles, retrouver une image de soi stable et positive, rendre efficace sa créativité,…

 

 

 

Alors, quels sont les bénéfices de la Méditation de Pleine Conscience ?

Pour être plus serein, moins déprimé, plus présent au monde..

Pour ne plus être assailli par nos émotions et se faire emporter,

Pour retrouver une solide confiance en soi qui nous ouvre un champ infini de nouveaux possibles,

Pour se sentir plus stable, face aux hauts et bas de la vie, sans réactivité excessive, sans irritabilité nocive,

Pour clarifier notre esprit  et devenir libre de ses choix,

Pour améliorer attention et concentration,

Pour être moins égoïste, plus ouvert, plus altruiste,

Pour  être moins stressé, incroyablement moins stressé,  et profiter de tous les moments de la vie, du plus insignifiant au plus exaltant,

Pour réduire les risques de maladies vasculaires, cardiaques, dégénératives…

Pour être en meilleure forme physique et psychique,

Pour mieux dormir et mieux manger,

Pour ne plus être constamment fatigué et aborder la vie avec une énergie retrouvée,

Pour  vivre mieux, plus longtemps…et plus heureux !

Qui va s’occuper de mon enfant ou de mon ado?

Par qui les ateliers sont-ils animés?

Florence Semur-Seigneuric est à l’origine chirurgien-dentiste, exerçant en cabinet libéral.

Depuis de nombreuses années, elle se passionne pour les approches alternatives dans la relation d’aide à l’enfant.

Après une formation en art-thérapie et sophrologie, elle obtient un diplôme de sophrologie cognitive, adaptée aux enfants et ados.

Elle se forme également à la pratique et l enseignement du yoga chez l Enfant .

Suite à la découverte et la pratique assidue de la méditation de Pleine Conscience, elle se forme enfin auprès de Jeanne Siaud-Facchin aux ateliers Mindful’Up afin de pouvoir faire profiter les plus jeunes de tous les bienfaits de cette approche. Elle est à présent Praticien en Pleine Conscience Enfants/Ados.