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Difficultés scolaires: osons la méditation !

Éducation : dépoussiérons nos écoles en osant la méditation en classe


 

Mauvais résultats scolaires, anxiété ou exclusions, et si la solution pour être concentré en cours se trouvait dans la méditation. Cette pratique a fait ses preuves aux États-Unis, mais la France continue d’avoir peur. Héloïse Pierre, étudiante en master co-fondatrice du collectif Seum’eurs d’Avenir, est convaincue par les bienfaits de cette discipline.

 

Fermez les yeux, juste deux minutes. Ecoutez votre respiration. Essayez de sentir l’air entrer et sortir de vos narines. Respirez. Concentrez-vous sur votre respiration. Maintenant ouvrez les yeux. Deux minutes par jour, ces exercices peuvent avoir un vrai impact sur l’environnement scolaire de nos enfants.

 

Mauvais résultats scolaires, frustrations, exclusions, délinquances… tant de maux attribués à l’école et si peu de réponses apportées pour y remédier. Depuis la mise en place du collège unique en 1975, l’école n’évolue guère : un tableau et un prof omniscient en face d’élèves passifs.

 

Alors que notre monde bouge à mille à l’heure, il s’agit surtout de ne pas trop perturber notre vieille école poussiéreuse. Nous adoptons les mêmes méthodes depuis 1884, en espérant que ça collera toujours.

 

Les employés de Google s’inspirent de Boudha

 

Pendant ce temps, dans le reste du monde, on cherche et on expérimente de nouvelles méthodes adaptées au contexte scolaire actuel. En effet, le savoir est partout en libre-service, une recherche Google et c’est dans la poche.

 

La question n’est plus vraiment de capitaliser des connaissances, mais plutôt de réussir à s’en servir, de pouvoir faire le tri, et d’arriver à se concentrer face à la masse d’information que l’on reçoit en permanence.

 

Ainsi, parmi ces nouvelles méthodes, une attire particulièrement l’attention, la méditation de pleine conscience. Technique inspirée de l’enseignement de Bouddha et laïcisée par Jon Kabat-Zinn, elle se répand à une vitesse incroyable dans la sphère privée.

 

De grandes entreprises comme Google mettent à disposition de leurs employés des séances de pleine conscience afin d’installer une meilleure ambiance de travail. De plus, la méditation aide à se concentrer et à développer son attention, le but étant d’être « présent-présent » dans ce que l’on fait.

Aux États-Unis, ça fonctionne

 

Mais la vague de méditation ne s’arrête pas là et touche jusqu’à l’école américaine, anglaise, suédoise… Avant chaque cours, les professeurs proposent des temps de cinq minutes où toute la classe reste en silence, les yeux fermés et travaille sur un exercice de respiration ou de concentration.

 

Les premières expérimentations sont faites dans des quartiers très sensibles aux États-Unis où la violence à l’école est un lieu commun. Au bout d’un an, les études révèlent une diminution des infractions scolaires, une baisse des comportements agressifs et de meilleurs résultats [1].

 

Aujourd’hui, la méditation est utilisée dans de nombreuses écoles, cela permet une meilleure ambiance dans l’établissement, et apaise les élèves ce qui leur permet d’être plus attentif en classe et donc de mieux réussir.

En France, le mot « méditation » fait peur

 

Cette technique « nouvelle », vieille de 2400 ans, peut faire peur à notre vénérable institution. Sa connotation religieuse est, elle aussi, un réel frein à son application dans l’école laïque.

 

Plusieurs expérimentations, menées en France, ont rapidement été arrêtées. Ces enseignants parlent d’incompréhension de la part de l’administration, des collègues, des parents. Oui le mot « méditation » fait peur et pourtant, nous sommes prêts à pratiquer la méditation dans notre sphère privée, l’explosion de la demande de livres et de cours de méditation en est une belle illustration. Alors pourquoi ne pas encourager l’école à s’en inspirer ? [2]

 

Adapter l’école aux changements sociétaux du XXIe siècle, ce n’est pas forcément offrir des tablettes à chacun. L’école doit donner aux enfants les clés pour appréhender le futur.

 

Méditer, c’est renouer avec son moi, c’est se comprendre, se poser, apprendre à être là… Avec un esprit plus calme et attentif, l’enfant pourra apprendre pleinement et vivre dans un environnement plus sain. Sans aucun doute, à notre tour, il est grand temps de véritablement expérimenter la méditation à l’école.

 

 

 Voir l’étude de Schonert-Reichl & Lawlor, 2010.

 Pour plus d’informations sur les expérimentations faites en France :

http://agepsraymondbarbry.wordpress.com/pleine-conscience/

http://www.coinprof.net/wp-perso

La sophrologie à domicile pour les plus jeunes

On peut commencer à travailler en sophrologie chez l Enfant dès 3/4 ans. Les indications peuvent être :

-anxiété

-phobie

-manque de confiance

-timidité excessive

-hyperactivite

– asthme, énurésie …

enfant stressé

ses buts sont :

– apprendre à connaître son corps , à respirer

-apprendre à bien S endormir

– gérer sa colère ou son anxiété

– penser plus positivement

 

Pour rencontrer l Enfant qui vient nous voir , il ne faut pas que ce soit lui qui rentre dans notre monde mais nous qui rentrons dans le sien.

Aussi il est tout à fait envisageable d effectuer la ou les 1ères séances au domicile de l Enfant afin de le sécuriser au maximum. (Bien évidemment si l environnement le permet : possibilité d être au calme notamment).

n hésitez pas à nous contacter pour plus D informations !

 

Du yoga et de la méditation pour des enfants de plus en plus stressés !

 

Saviez-vous que le stress touche aussi les enfants aujourd’hui ? Ils sont souvent excités, nerveux, délicats psychologiquement ou même hyperactifs.

Gisèle George qui est pédopsychiatre et l’auteur du livre « Ces enfants malades du stress » (Ed. Anne Carrière) dans lequel qu’elle est confrontée dans son travail chaque semaine dans ses thérapies de groupes à des enfants anxieux. Elle titre le signal d’alarme : « L’école est devenue aussi stressante que l’entreprise ! »

enfant méditation mindfulness

Le plus gros facteur de stress explique-t-elle, « c’est la réflexion des autres, c’est d’être intégré, de ne pas dire de bêtises devant les autres, de ne pas se faire agresser etc… Les autres sont stressants, agresseurs, agressant, moqueurs, comparateurs, compétitifs… C’est une entreprise quoi ! »

Et bien sûr, le stress est souvent lié aussi aux parents : « La grande majorité des parents d’enfants que je traite pour stress sont des stressés … C’est contagieux, en effet. »

Il est possible que la plus grande utilisation d’ordinateurs, de téléphones portables et de jeux vidéo par les enfants au détriment du contact avec la nature expliquent le stress.

Selon une étude récente, 5 % des enfants scolarisés souffrent d’hyperactivité, surtout des garçons.

Selon Marina Carrère d’Encausse : l’enfant hyperactif est en général « monté sur ressort » : il est sans arrêt agité, excité, incapable de tenir en place et de se contrôler. Vous lui demandez de se calmer, il s’assied tout en bougeant sans cesse les pieds et 20 secondes plus tard il est reparti. A l’école c’est presque pire : il ne peut se concentrer, il se lève sans arrêt et perturbe la classe ce qui suscite forcément l’animosité du professeur. Il le punit. Du coup l’enfant adopte des comportements opposants et provoquants. A terme, les parents sont épuisés, les copains exaspérés et les professeurs à bout de patience. Ces enfants se retrouvent en échec scolaire, rejetés par les autres enfants et certains adultes qui leur reproche leur paresse, leur manque de volonté et leur désintérêt. Ca c’est la forme la plus typique de ce trouble, il y en a une autre où le trouble de l’attention prédomine. Dans ce cas-là, l’enfant est plutôt calme mais très distrait. Il ne peut focaliser son attention sur Une tâche et se disperse sans arrêt. Normal, il ne peut se concentrer. Lui est plutôt qualifié de rêveur, de tête en l’air, mais aussi de paresseux. Et puis un détail important car il est source de conflits avec les parents : cet enfant perd sans arrêt ses affaires. Il oublie son blouson chez son copain, son travail à l’école et son cartable chez les grands-parents. Dis comme ça cela peut prêter à sourire mais ces enfants sont avant tout en souffrance.

Face à ce constat, on voit apparaître de plus en plus de pratiques nouvelles à l’école.

La thérapeute Melanie Gambino par exemple introduits le yoga, le taï chi et même la méditation auprès des enfants dans la ville de New york.

Ce qui frappe le plus Melanie Gambino chez les jeunes, c’est le degré de stress qu’ils subissent, consciemment ou pas. « Les sources de stress sont nombreuses et intenses, affirme-t-elle. En plus des pressions scolaires, parentales et sociales, le rythme de vie en mode accéléré laisse peu de temps aux jeunes pour apprécier les bons côtés de la vie. »
Selon elle, certains enfants n’ont même pas le temps d’avoir des amis! « Plusieurs sont déjà cyniques face à la vie qu’ils trouvent dure et difficile », se désole-t-elle. Mais, elle est persuadée pouvoir changer le point de vue de ces jeunes sur la vie, ne serait-ce qu’en leur apprenant à s’arrêter quelques minutes dans une journée.

Elle explique son travail : « Je veille à ce qu’ils apprennent à mieux écouter leur être et qu’ils tentent d’équilibrer chacune des facettes de la santé, soit le physique, le psychologique, l’émotionnel et le spirituel », explique cette thérapeute qui se perçoit davantage comme un « coach » en santé globale.

Le yoga, la méditation, le taï chi et la danse aident les jeunes, non seulement à mieux gérer le stress, mais aussi à se forger une image positive d’eux-mêmes.
Les enfants et adultes combattent-ils donc le stress de la même façon ?
Si les enfants le pouvaient, ils le feraient ! Comment les adultes combattent le stress ? Par un petit café par exemple. Et pourquoi donc les enfants aiment-ils tant le coca selon vous ? Ensuite, les adultes fument. L’augmentation impressionnante du tabac et surtout du joint au collège ne sont donc pas étonnant pour moi. Et puis, les adultes vont grignoter du chocolat par exemple, qui est un très bon anti-stress. L’obésité des adultes est en augmentation, celle des enfants aussi. Pourquoi ? A cause du stress, j’en suis convaincue.

UN autre exemple : Les écoliers de l’école primaire La Moisson d’Or, située à Saint-Alphonse-de-Granby en Montérégie au Canada, ont depuis un an une matière assez inusitée à leur programme: une routine de yoga. Une expérience pédagogique hors du commun qui fait le bonheur de la direction puisqu’en plus de relaxer les enfants, cette pratique améliore leurs résultats scolaires !

Tous les jours, entre 12h30 et 13h, les 325 écoliers, âgés de 6 à 12 ans, pratiquent le yoga pendant 10 minutes derrière leur pupitre.

«La disposition au travail des élèves n’était pas facile après le dîner. Ils étaient plus agités et moins concentrés. Cette routine de yoga permet de remettre l’énergie à la bonne place», dit le directeur, François Allard.

Pour nous, initier nos élèves au yoga n’est pas relié à la mode. C’est un moyen efficace pour favoriser la réussite de l’élève», poursuit-il, convaincu des bienfaits de cette pratique millénaire.

Pour l’animatrice Doris Iding qui enseigne à Munich, la maîtrise de la respiration constitue la clé de voûte des cours de yoga pour enfants: « La plupart des enfants se mettent très tôt à respirer de façon superficielle. A la naissance, l’enfant a généralement une respiration naturelle. Elle est ancrée profondément dans le bas-ventre. Mais les enfants sont exposés très tôt au stress et leur respiration devient, peu à peu, beaucoup plus superficielle : ils respirent uniquement avec le haut de la cage thoracique. On perd alors l’effet relaxant et décontractant. »

Mais les enfants doivent avant tout s’amuser. C’est la raison pour laquelle les cours pour enfants sont beaucoup plus ludiques que les cours pour adultes. Les exercices ne portent pas de noms sanskrits. Ici, on préfère parler de « lion rugissant » ou de « fleur de lotus ». Tous les noms sont inspirés de la nature. Cela a un impact très positif sur les enfants. Doris Iding a même remarqué que les enfants avaient gagné en assurance grâce au yoga !

Ces initiatives sont bien sûr pionnières dans ce domaine. Espérons que cela va se répandre un peu partout. N’hésitez pas autour de vous à partager ces idées…

La méditation calme aussi les enfants

La technique, testée dans des écoles néerlandaises, permet une meilleure concentration.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pascale Santi

Jeux vidéo, télévision, ordinateur… les écrans sont nombreux pour détourner l’attention des enfants. Cela peut entraîner des difficultés de concentration, d’endormissement, et plus d’agitation.

Pour les apaiser, la thérapeute néerlandaise Eline Snel a conçu une méthode de méditation adaptée aux enfants, qu’elle détaille dans son livre Calme et attentif comme une grenouille.

enfant calme attentif grenouille

Eline Snel s’inspire de la méditation dite de pleine conscience (mindfluness), que le psychologue américain Jon Kabat-Zinn a développée aux Etats-Unis dès le début des années 1980, au départ conçue pour les adultes. Elle est utilisée en France depuis 2004 à l’hôpital Sainte-Anne à Paris pour soigner les troubles anxieux et dépressifs. Cela consiste, selon le psychiatre Christophe André, qui a préfacé le livre, à « s’arrêter et observer, les yeux fermés, ce qui se passe en soi, sa propre respiration, ses sensations corporelles, le flot incessant des pensées mais aussi, autour de soi, les sons, les odeurs… à se concentrer sur les sensations ». « Tel qu’il est pratiqué, cet outil est codifié et laïcisé et n’a rien de religieux », précise le psychiatre. Toute l’attention est portée sur le ressenti non verbal, corporel et sensoriel.

Mais n’est-ce pas trop difficile pour les enfants de méditer ? Si certains médecins évoquent leur perplexité, Eline Snel explique que « c’est un état plus ou moins naturel chez eux, à la différence des adultes, les enfants sont dans ce qu’ils font, quand ils mangent, ils mangent, quand ils jouent, ils jouent, etc. » Lorsque sa fille, aujourd’hui âgée de 23 ans, lui a demandé, quand elle avait 2 ans, « comment je fais pour m’endormir, quand mon corps veut dormir et pas ma tête ? », la thérapeute a cherché une métaphore. « J’ai pensé à la grenouille, qui semble consciente de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur, raconte-t-elle. La pleine conscience, c’est simplement comprendre ce qui se passe maintenant, en adoptant une attitude d’ouverture et de bienveillance. » Et en portant son attention sur la respiration.

Eline Snel a lancé en 2008 une formation appelée « L’attention ça marche ! », aux Pays-Bas. Cinq écoles y ont participé, pendant huit semaines, à raison d’une demi-heure de formation par semaine et dix minutes d’exercice par jour. Des exercices qui ont continué durant toute l’année scolaire. Le gouvernement néerlandais subventionnait depuis ses débuts les enseignants qui souhaitaient être formés à cette méthode mais a décidé d’arrêter en janvier, crise oblige. Au total, environ 1 500 enfants de l’école élémentaire ont été formés.

Les effets sont visibles : les enfants se sentent plus en confiance, dorment mieux, sont plus aimables les uns envers les autres. Les enseignants, qui disent aussi mieux se sentir, constatent davantage de calme en classe, une meilleure concentration et plus d’ouverture d’esprit. « Il existe aujourd’hui un nombre croissant de travaux montrant l’intérêt de la méditation de pleine conscience auprès des enfants, pour l’équilibre émotionnel, les capacités de résilience, la qualité des échanges familiaux et les capacités attentionnelles, notamment dans le travail scolaire et les apprentissages », explique Christophe André.

Les exercices sont aussi destinés aux hyperactifs, dyslexiques ou ceux qui présentent des caractéristiques autistiques. Mais, prévient Eline Snel, ce n’est pas une psychothérapie.

Cette méthode arrive doucement en France. A l’instar de Charlotte Borch-Jacobsen, qui a commencé des séances de MBSR (réduction du stress fondée sur la pleine conscience) pour les enfants fin 2011. « Je recueille des douleurs physiques qui viennent souvent de petits soucis d’anxiété », dit cette kinésithérapeute. Le but : « Chercher à développer chez l’enfant une attention, le fait d’être là. C’est de la prévention des ruminations mentales. » La MBSR aide, selon elle, à ramener son attention, à adoucir une douleur. Un outil qui apprend aux enfants à s’arrêter, à faire une pause.

Sans forcément appliquer cette méthode, de nombreux enseignants, notamment en école élémentaire, ont recours à des techniques pour apaiser les enfants : relaxation, « temps calme », yoga…

Dans tous les cas, ce sont des outils qui peuvent aider les enfants trop stressés, trop dispersés, trop anxieux à se recentrer, à s’apaiser. « Nous constatons chaque jour que l’attention des enfants est de plus en plus volatile, ils sont dans le zapping permanent, font plusieurs choses à la fois, ont de plus en plus d’activités et sont de moins en moins souvent sans rien faire », constate le docteur Pierre Larbey, pédiatre à Nîmes. Conséquence, la place pour la créativité se réduit.

Les adolescents consacrent de plus en plus de temps aux écrans et, si la méthode d’Eline Snel s’adresse aux enfants de 5 à 12 ans, elle prépare actuellement une méthode spécifiquement pour eux.

Enfant hyperactif: apports de la méditation

On estime entre 5 à 20 % les enfants qui seraient hyperactifs et manifesteraient un manque d’attention. Cette condition, qui concerne majoritairement les garçons, se répercute sur le comportement à la maison et sur la réussite scolaire. Une approche incluant des modifications dans le comportement des parents, des changements dans l’alimentation, une bonne stimulation physique et la méditation serait efficace pour permettre à l’enfant de s’épanouir.

Hyperactivité de l’enfant: Une condition qui peut s’avérer vite handicapante

Par nature, les enfants sont actifs et ils aiment jouer et explorer leur environnement. Cependant, lorsqu’un enfant est continuellement incapable de tenir en place, d’aller au bout d’une activité (scolaire ou ludique), ou d’écouter lorsque l’on s’adresse à lui, cela risque d’entraver sa socialisation et son apprentissage. De plus, les parents et les instituteurs développent souvent un sentiment de frustration face à ces enfants qu’ils n’arrivent pas à canaliser. Souvent, aux États-Unis, et parfois en France, c’est la solution médicamenteuse qui est retenue. Or, comme nous l’apprend Thomas Armstrong, auteur du Radiant Child, brider chimiquement un enfant, sans tenir compte des facteurs qui peuvent l’aider à mieux s’intégrer dans la société, n’est pas une solution.

Le rôle des parents

Si certains facteurs génétiques prédisposent l’enfant à l’impulsivité, à l’hyperactivité et au manque d’attention, l’environnement psychosocial influe également sur l’apparition ou non de ce trouble du comportement (1). Des parents faisant face à beaucoup de stress risquent de favoriser l’apparition de ce trouble chez leur enfant. Les parents qui pratiquent la méditation, ou qui au moins, apprennent à mieux gérer leur stress, vont offrir un environnement émotionnel favorable au bon développement de leurs enfants. Mais parfois, cela ne suffit pas.

L’importance d’encourager l’enfant

L’enfant a besoin d’être encouragé et épaulé. Un enfant hyperactif, souvent en situation d’échec scolaire, risque de développer un manque d’estime et un retrait sur soi. Cela a été associé, à l’âge adulte, à un comportement asocial, voire agressif (2). Il est donc important de souvent encourager et soutenir les efforts de l’enfant. Une étude publiée dans les Archives of Psychiatry révèle que, si les parents ont toujours une approche autoritaire et qu’ils montrent peu d’affection, l’enfant a six fois plus de chance de développer un problème de comportement.

Moins de sucre dans son alimentation

L’alimentation semble également être liée à la prévalence de ce problème. Dans son livre sur l’hyperactivité des enfants (3), le pédiatre Benjamin Feingold explique comment le sucre raffiné contribue à cette condition. De plus, une étude conduite par Robert Thiel, Ph.D., révèle qu’un enfant hyperactif sur deux bénéficie d’une amélioration de son comportement, grâce à une simple prise de calcium en complément alimentaire (4).

Le toucher et le mouvement restent indispensables

Les enfants ont besoin de contacts et de mouvement pour leur bon développement neurologique et affectif. En effet, une immobilisation passagère, comme celle observée chez les enfants souffrant d’une fracture, amène ces derniers à être plus irritables. De plus, le mouvement de balancier que l’on observe chez certains enfants dans les foyers semble résulter d’un manque de contacts et de mouvement.

Dans son livre, The Brain : The Last Frontier (Warner Books), R. Restak note que le fait de porter un enfant ou la proximité physique affecte le développement mental et social de l’enfant ainsi que son comportement. Tous les mouvements, même passifs, comme être bercé, entraînent des stimulations dirigées vers le cervelet.

Cette stimulation permet le bon développement du système nerveux de l’enfant et va aider à diminuer l’hyperactivité et le manque d’attention. Il faut donc donner de l’espace à un enfant hyperactif et lui permettre de régulièrement dissiper le trop-plein d’énergie à travers le jeu et le mouvement. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’on demande aux enfants de rester immobile pendant plusieurs heures sur une chaise d’école. Heureusement, le système scolaire commence à évoluer et prend en compte le besoin de mouvement que tous les enfants ont, qu’ils soient hyperactifs ou pas.

Note: les soins chiropratiques peuvent aider à diminuer l’hyperactivité en agissant sur la bonne stimulation du système nerveux. Une étude comportant un groupe de contrôle a évalué les effets des soins chiropratiques chez les enfants souffrant d’hyperactivité et de manque d’attention (Attention Deficit Hyperactivity Disorder) et a révélé une amélioration significative chez 57 % d’entre eux (5).

Initier son enfant à la méditation

Enfin, la pratique de la méditation peut aussi offrir une précieuse aide. Elle permet à l’enfant d’apprendre à canaliser son attention. Une étude (6) ayant porté sur des enfants diagnostiqués avec un trouble de l’attention et de l’hyperactivité a suivi plusieurs familles pendant 6 semaines. Durant cette période, les parents et l’enfant ont fait deux séances de méditations guidées par semaine en addition à des séances à la maison. Après les systèmes les parents ont noté que leurs enfants manifestaient une meilleure estime de soi et que la relation parents-enfants s’est améliorée. Les enfants ont noté mieux dormir, moins d’anxiété, et une meilleure capacité de se concentrer à l’école et moins de conflits. Les parents ont noté se sentir plus heureux, moins stressés, et mieux capable de gérer le comportement de leur enfant.

enfant méditation

Les enfants prennent rapidement plaisir à méditer.

À une époque où l’on semble toujours manquer de temps, surtout lorsque l’on a des enfants en bas âges, prendre le temps d’initier toute la famille à la méditation peut paraître inaccessible. Pourtant, les bienfaits seront considérables et méritent largement d’investir 10 à 15 minutes par jour à la méditation. Un enfant peut commencer à méditer (pas nécessairement assis immobile) à partir de 5 ans.

La méditation pour prévenir le stress et l’anxiété des enfants et ados : il n’y a pas d’âge pour être zen!

Article de Madame Figaro du 17/08/2016

D’abord plébiscitée par les adultes pour surmonter un rythme de vie en accélération constante, la méditation offre aussi aux plus jeunes des bulles de déconnexion.

Cours particuliers, activités extrascolaires, les enfants sont soumis de plus en plus tôt à une injonction de performance et peuvent, comme leurs parents, être sujets au stress ou à l’anxiété.

Passer en mode pause

« J’avais beaucoup de pensées angoissantes. Je me suis mise à méditer et, très vite, j’ai ressenti un mieux-être, l’impression d’être plus concentrée », se remémore Agathe, 18 ans, qui s’est initiée, il y a deux ans, à la méditation de pleine conscience. L’objectif ? Mettre le cerveau en pause, porter son attention sur ce qui se passe à l’intérieur de soi, dans le moment présent. Développée initialement par le médecin américain pour diminuer le stress chez les adultes, cette méthode s’inspire à la fois de la pratique ancestrale et des apports des neurosciences. Popularisée en France grâce au best-seller Calme et attentif comme une grenouille d’Eline Snel, la méthode des adultes devient ludique et amusante pour les plus jeunes.

Pour la psychologue , il y a en effet une « urgence à ralentir ». Stimulés en permanence dès le plus jeune âge, les enfants sont soumis à une pression considérable. « Il y a une injonction de réussite à l’école à laquelle s’ajoutent des activités extrascolaires en pagaille et la présence croissante des écrans », explique Jeanne Siaud-Facchin, auteur de « Tout est là, juste là ». Résultat : un emploi du temps surchargé et peu de place à l’ennui. Pourtant, selon la clinicienne, il est indispensable que les enfants retrouvent « ces moments de rien », terreau fertile pour l’imagination. « Lorsque le cerveau n’a rien à résoudre, des connexions se feront sur un mode aléatoire, ce qui va stimuler la créativité », détaille-t-elle. La pratique de la méditation va permettre cette pause nécessaire dans l’activité cognitive de l’enfant.

Apprendre à être soi

Juliette Tronel-Mélois, instructrice, accompagne les petits méditants à partir de 4 ans. « Au moment de la méditation, je vais les aider à être dans leur corps, à ressentir leur respiration par exemple. » Les yeux clos ou mi-clos, l’enfant va alors être invité à ressentir l’air passer par le nez, les poumons se gonfler puis se dégonfler. Il expérimente l’attention portée à la marche, le poids du corps exercé sur une jambe, puis sur l’autre. Entre les cours, ils reproduisent des exercices appris pour être autonomes dans leur pratique. Et alors que les enfants entendent constamment les injonctions « Fais attention ! » ou « Calme-toi ! », sans avoir vraiment appris comment y parvenir, ils ont, le programme fini, ces outils à disposition. est aussi un refuge pour les adolescents particulièrement sensibles à l’atmosphère anxiogène de l’époque. « Certains ont besoin de comprendre, de dépasser une certaine souffrance sans passer forcément par la case psy, de peur d’être catalogués “malades” », pose Soizic Michelot, instructrice de pleine conscience pour les 14-20 ans. « Méditer n’est pas stigmatisant. Ils ne se sentent pas jugés et cela fait sauter les mécanismes de défense », poursuit celle qui est également la coauteur de Comment ne pas finir comme tes parents, la méditation pour les 15-25 ans, un manuel explicatif au ton léger, qui aborde avec justesse les ressorts de cette période charnière dans la construction de soi.

 

Oublier la performance

Comme Agathe, Clara, aujourd’hui âgée de 20 ans, confie être angoissée par la peur de ne pas être à la hauteur. « J’avais des migraines et des ruminations. Aujourd’hui, tous mes maux de tête liés au stress ont diminué », témoigne-t-elle. Elle dit y avoir appris la bienveillance. Envers les autres, mais avant tout envers elle-même. « Quand j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur, j’angoissais. Alors que j’arrive maintenant à avoir des pensées positives et à me dire “c’est bien, tu as déjà fait ceci ou cela”. »

De plus en plus sollicitée, la méthode se développe rapidement dans l’Hexagone. Le philosophe émet cependant quelques réserves face à cet engouement. Le fondateur de l’École occidentale de méditation craint une gadgétisation de la pratique et un détournement de son fondement éthique. Pour celui qui est l’un des principaux enseignants de la discipline en France, qu’importent les protocoles et les techniques méditer est précieux, « car c’est un espace de gratuité à soi, qui permet aux enfants d’être profondément eux-mêmes. La méditation, ce n’est pas de la Ritaline, martèle-t-il. Ce n’est pas apprendre à être sage, c’est apprendre à être humain ».

Les apports de la méditation de Pleine Conscience

Le stress est le mal qui nous ronge au quotidien

 

détruisant à la fois notre santé physique et psychique. En médecine générale le stress est présent dans 75% des cas.

La porte d’entrée principale de la méditation de pleine conscience est l’apaisement du stress. C’est cette préoccupation autour du stress régnant dans les équipes hospitalières qui a donné à Jon kabat Zinn, cette idée de génie de proposer une forme épurée de méditation au personnel soignant. C’est pour lutter contre le stress qu’il a crée son protocole de Mindfulness MBSR (Méditation de réduction de stress) qui est aujourd’hui le plus répandu et le plus étudié.

 

L’apport des travaux de Zindel Segall en adaptant le protocole de méditation pour la réduction du stress de Kabat Zin, ce psychiatre canadien a complété la pratique par des techniques issues des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Son projet : étudier les effets de la méditation sur la prévention de la rechute dépressive. La rechute dépressive est un problème de santé publique. Les chiffres sont alarmants : après un premier épisode dépressif, la probabilité de  faire un autre épisode est de 50%, 60% après deux épisodes, 80% après le 3ème et 90% après le 4ème.

Avec son programme MBCT (Méditation basée sur la thérapie cognitive) Zindel Segal très suivi par le monde de la recherche médicale a pu démontrer l’apport spectaculaire de la méditation de pleine conscience dans la prévention des rechutes.

 

La méditation agit sur ces symptômes de façon significative et durable à long terme si la pratique est régulière et maintenue, bien entendu.

Apaiser le mental, réguler ses émotions, clarifier les processus de choix et de décision, libérer l’esprit, élever le niveau de ressources disponibles, retrouver une image de soi stable et positive, rendre efficace sa créativité,…

 

 

 

Alors, quels sont les bénéfices de la Méditation de Pleine Conscience ?

Pour être plus serein, moins déprimé, plus présent au monde..

Pour ne plus être assailli par nos émotions et se faire emporter,

Pour retrouver une solide confiance en soi qui nous ouvre un champ infini de nouveaux possibles,

Pour se sentir plus stable, face aux hauts et bas de la vie, sans réactivité excessive, sans irritabilité nocive,

Pour clarifier notre esprit  et devenir libre de ses choix,

Pour améliorer attention et concentration,

Pour être moins égoïste, plus ouvert, plus altruiste,

Pour  être moins stressé, incroyablement moins stressé,  et profiter de tous les moments de la vie, du plus insignifiant au plus exaltant,

Pour réduire les risques de maladies vasculaires, cardiaques, dégénératives…

Pour être en meilleure forme physique et psychique,

Pour mieux dormir et mieux manger,

Pour ne plus être constamment fatigué et aborder la vie avec une énergie retrouvée,

Pour  vivre mieux, plus longtemps…et plus heureux !

Qui va s’occuper de mon enfant ou de mon ado?

Par qui les ateliers sont-ils animés?

Florence Semur-Seigneuric est à l’origine chirurgien-dentiste, exerçant en cabinet libéral.

Depuis de nombreuses années, elle se passionne pour les approches alternatives dans la relation d’aide à l’enfant.

Après une formation en art-thérapie et sophrologie, elle obtient un diplôme de sophrologie cognitive, adaptée aux enfants et ados.

Elle se forme également à la pratique et l enseignement du yoga chez l Enfant .

Suite à la découverte et la pratique assidue de la méditation de Pleine Conscience, elle se forme enfin auprès de Jeanne Siaud-Facchin aux ateliers Mindful’Up afin de pouvoir faire profiter les plus jeunes de tous les bienfaits de cette approche. Elle est à présent Praticien en Pleine Conscience Enfants/Ados.

 

 

Enfant anxieux, stressés- pourquoi pas la Mindfulness ?

Mindfulness enfants

La Méditation de Pleine Conscience, Mindfulness est bien plus qu’une pratique. C’est un « état d’être » qui permet de se retrouver, afin de réussir à vivre en harmonie avec soi et ceux qui nous entourent, notre famille, nos proches, notre environnement professionnel.

La pratique méditative a depuis toujours fait preuve de sa force et de son pouvoir sur le corps et l’esprit. Aujourd’hui les études scientifiques valident son efficacité sur le stress, l’anxiété, les états dépressifs, le surmenage professionnel, la fatigue chronique et plus généralement, le mal-être de nos vies conduites par une agitation émotionnelle et psychique débordante. En renforçant le système immunitaire et en agissant sur de nombreux centres physiologiques, la Méditation Pleine Conscience joue un rôle déterminant dans de nombreuses affections physiques.

Sous l’impulsion des Professeurs Jon Kabat-Zinn et Zindel Segal des programmes de Thérapies de Pleine Conscience (Mindfulness : MBSR, MBCT) ont été mis au point depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis.
Ces programmes de méditation de Pleine Conscience sont considérés aujourd’hui comme une véritable « révolution » thérapeutique et sont devenus accessibles facilement à chacun d’entre nous, dans une démarche personnelle de mieux être. Les ateliers Mindful Up, sont ces programmes adaptés aux enfants et adolescents. Il s agit de retrouver  une pause intérieure pour se sentir pleinement exister. Ces programmes sont particulièrement adaptés pour les enfants anxieux été stressés.

Selon Jeanne Siaud-Facchin ( psychologue clinicienne, fondatrice des centres Cogitoz et des programmes Mindful Up) : » La Méditation de Pleine Conscience, c’est apprendre à être vraiment présent. Être présent à ce que l’on vit. Au moment où on le vit. Juste maintenant. C’est cela qui change tout. Pour chacun d’entre nous, pour les enfants et les ados aussi !  Pour aider nos enfants à grandir, à s’épanouir, à vivre mieux, à résister à la dispersion, à être moins stressés, plus concentrés. Pour leur permettre de se relier, à chaque instant, à toutes leurs ressources. Tout est là, juste là, pour ne pas se faire engloutir par le flot de ce monde. Ainsi pourront-ils devenir des adultes bien dans leur tête, dans leur coeur, dans leur vie, en accord profond avec ce qu’ils sont. »

Les programmes Mindful Up peuvent être envisagés en seans de groupe ou en individuel, selon les besoins et envie de l enfant et de ses parents.

Il s agit d Apprendre à être pleinement présent, attentif, concentré sur ce que l’on est en train de faire, de vivre, de ressentir, percevoir avec clarté ce qui nous entoure : ce sont des apports précieux pour les enfants et les adolescents d’aujourd’hui.

Le stress, la pression, le zapping permanent, l’accélération des rythmes, les enjeux de la performance permanente, épuisent nos enfants et nos adolescents.

Avec des conséquences plus ou moins sévères :
Un vécu de stress qui entrave la pleine expression de soi et de son potentiel
Des difficultés d’attention et de concentration ( et donc difficultés scolaires)
Une fatigue psychique et physique
Des troubles divers : alimentation, sommeil, hyperactivité, agressivité, perte de confiance en soi, difficultés relationnelles…

Le programme de Méditation de Pleine Conscience adapté aux enfants et aux adolescents leur :
apporte un réel apaisement
apprend une nouvelle façon d’être et de vivre,
ouvre à de nouvelles perceptions d’eux-mêmes et de leur environnement, leur redonne toute leur énergie de vie,
libère leur potentiel intellectuel, créatif, émotionnel.

Des séances de pratique ludiques et très interactives :

Comprendre/Décoder : comprendre comment nous fonctionnons, comment fonctionne le cerveau, le stress, les émotions, etc…)
Pratiquer : Des exercices ludiques et à la portée de tous pour se centrer, se concentrer, se détendre, se ressourcer.
Partager : Des moments de partage avec les autres pour se servir et s’appuyer sur le vécu de chacun
Appliquer : des exercices pour s’entraîner à la maison et devenir autonome. Des outils pour toute la vie !

Mieux gérer le stress
Retrouver confiance en soi
Développer sa concentration
Apprendre à décoder les émotions
Prendre conscience de tout son potentiel

 

méditation enfant